Bienvenue à Hanoi
Sise sur la rive droite du fleuve Rouge (Song Hong), Hanoi, la capi- tale du Vietnam unifié, signifie « en deçà» (noi) « du fleuve » (ha) en vietnamien. Elle fut ainsi baptisée par l’empereur Minh Mang en 1831. Mais son histoire remonte au néolithique, lorsque les tribus Viet s’installèrent dans la région de Bach Hac et de Viet Tri (dans l’actuelle province de Vinh Phu), au confluent du fleuve Rouge et du Song Lo, situé alors au sommet du triangle deltaïque du Nord-Vietnam. On a retrouvé des haches de pierre polie près de l’an- cien hippodrome de Hanoi et divers vestiges de l’âge du bronze et du fer dans les districts voisins.
Hanoi – destination incontournable
Avec ses larges boulevards, ses lacs bordés d’arbres et ses pagodes anciennes, Hanoi est sans doute la plus pittoresque et exotique des capitales de l’Asie du Sud-Est. C’est aussi une ville dynamique, en plein essor, dont les habitants entreprenants semblent bien décider à rattraper le temps perdu. Dans la vieille ville bourdonnante d’activité, les colporteuses coiffées de chapeaux coniques vantant leur marchandise côtoient les citadins attablés devant une soupe tonkinoise ou un café filtre, le tout au milieu du va-et-vient des motos et des piétons. Sur les rives du lac Hoan Kiem, à l’aube, a lieu le ballet séculaire des adeptes du tai-chi sous les yeux de vieux joueurs d’échecs à barbichette. Au parc Lénine, les militaires en treillis ont cédé la place aux skateboards, tandis que la jeunesse dorée s’amuse dans des bars et des restaurants cosmopolites. Le développement de l’immobilier et la circulation chaotique menacent de plus en plus l’harmonieux équilibre de cette cité millénaire. Mais, pour l’instant, Hanoi, où coexistent l’histoire ancienne, l’héritage colonial et la modernité, montre encore ce visage unique, et si séduisant, qui mêle cultures asiatique et européenne.
À voir et à faire
Le Lac de l’épée restituée et le temple de la Montagne de Jade
Le Lac de l’épée restituée ( Ho Hoan Kiem ) ou Petit Lac, se niche au cæur de la vieille ville Selon la légende, un pêcheur nommé Le Loi (qui devait devenir en 1428 l’empereur Le Thai To) reçut du génie du lac, la Tortue d’or, une épée magique pour combattre les Ming. Après avoir libéré le pays au terme de dix ans de lutte, il se rendit un jour en barque sur le lac pour restituer l’arme. La Tortue d’or apparut à la surface et s’empara de l’épée qu’il brandissait au-dessus de l’eau. Un petit stupa, la tour de la Tortue (Thap Rua), fut édifié au XVIIIe siècle sur l’île du même nom, au milieu du lac, pour commémorer cet événement. On prétend qu’une tortue géante vit toujours dans le lac et qu’on la voit parfois sortir de l’eau.
Musée de l’Histoire.
Derrière le Théâtre, au n° 1 de Trang Tien, un dôme signale le musée d’Histoire (Bao Tang Lich Su) , ex-musée Louis-Finot, qui occupe les anciens locaux de l’Ecole française d’Extrême-Orient. Ce musée possède une riche collection archéologique du paléolithique et du néolithique (vestiges de la dynastie Hung, tombes néolithiques, outils de l’âge du bronze, sans oublier les superbes tambours de bronze gravés de Ngoc Lu et de Mieu Mon appartenant à la culture de Dong Son). On peut y admirer aussi des sculptures cham, des stèles, des céramiques, une statue de la déesse
Quan Am aux mille yeux et aux mille bras, et un très beau bouddha au piédestal décoré d’un entrelacs de pétales de lotus ornés de dragons. Dans une autre pièce sont exposés un trône, des vêtements et divers objets ayant appartenu aux treize souverains de la dynastie Nguyen.
Le vieux quartier
Au Nord du Lac Hoan Kiem, la plupart des rues conduisent a la ” Cite des 36 rues et guildes ” 36 Pho Phuong ou Vieux Quartier. Ce quartier commerçant aux rues étroites remonte à plus de six siècles. Chaque rue est traditionnellement le siège d’une corporation, souvent originaire d’un village du delta, et porte le nom des marchandises qui y sont vendues (hang signifie «marchandise »). Ainsi, Hang Bo est la rue « des paniers », Hang But la rue « des brosses », et ainsi de suite. Bien que le petit commerce ait été interdit pendant plus de quarante ans, le quartier a retrouvé toute son animation depuis une douzaine d’années. Mais, si les commerçants s’y regroupent toujours par spécialités, le nom de la rue ne correspond plus vraiment à leur activité. Les échoppes de bijoux d’argent et de stèles funéraires sont encore nombreuses dans Hang Bac (les « autels votifs et bannières religieuses »), mais les agences de Voyages et les cafés y sont aussi légion. Hang Giay (la « chaussure ») s’est convertie aux tissus de soie brodée, tandis que Hang Dau (l’« huile de friture ») est devenue la rue des marchands de chaussures…Chacune de ces rues s’organisait autour d’un dinh (« maison communale »). Les dinh constituaient l’édifice le plus important du village, dont ils occupaient le plus beau site. Ils étaient à la fois des temples consacrés au génie tutélaire de la communauté, des lieux de réunion où les notables discutaient de leurs affaires, ainsi que des salles des fêtes et de banquet. Comme la plupart des temples et des pagodes du quartier, ils furent fermés durant la période «dure » du communisme et transformés en écoles ou en logements. De même, les maisons «en tube » qui, derrière les vitrines étroites (à peine 3 m de large) des boutiques, se prolongent par d’interminables couloirs et abritaient autrefois une seule famille, ont souvent été redistribuées en petits appartements. Si l’on examine attentivement les toits, on peut repérer les vestiges d’anciens temples. Ainsi, au n° 120, Hang Bong (la rue «du coton »),l’arche d’une pagode surmonte une échoppe de barbier et une boutique de bannières. Une allée latérale donne accès à une cour minuscule et à une salle encore fréquentée par quelques fidèles venus invoquer la chance. Au 90, Hang Dao, le dinh de Hoa Loc, désormais occupé par un magasin de jeans, était la maison communale des commerçants origi- naires du village de Hai Duong. Selon l’inscription relevée sur une stèle, ils s’étaient installés vers la fin de la dynastie Tang pour fonder le quartier artisanal de Thai Cuc, devenu la rue Hang Dao.
Marché Dong Xuan
A l’extrémité de la Rue de la Soie, se trouve le marché pittoresque Dong Xuan. Cet ancien marché a été entierement détruit par un incendie en 1994. Si le bâtiment de quatre étages qui l’a remplacé est déjà délabré, le marché a retrouvé son animation. On peut y dénicher des produits de luxe authentiques et bon marché: vodka et caviar russes, vin français… Le marché aux plantes, aux épices et aux oiseaux offre beaucoup plus d’intérêt et propose une grande variété de plantes décoratives, des mainates, des perroquets, des singes, des pythons, des écureuils ainsi que de
ravissants objets de terre cuite destinés à orner les jardins miniatures. Devant le marché, les fleuristes proposent une grande variété de fleurs aux arômes pénétrants. Rue Lan Ong, un médecin traditionnel expose sa pharmacopée, dont du vin de serpent et des lézards conservés dans l’alcool. Et malgré les apparences, l’élixir de gecko est excellent! Le marché libre propose des articles de vannerie, de petits tapis, du vermicelle, de la soupe et du riz. Dans les rues adjacentes, des paysans assis sur le trottoir vendent leur production. A quelques pas, à l’extrémité de Hang Chieu, la porte de brique à demi ruinéde Quan Trương est le dernier vestige de l’ancienne enceinte du Vieux Quartier:
Mausolé de Ho Chi Minh
Tout comme pour Lénine et Staline avant lui, et plus tard Mao, le mausolée de Hộ Chi Minh est un immense monument en marbre. Contrairement au souhait de Hộ Chi Minh d’être incinéré, on lui a érigé un mausolée, entre 1973 et 1975, avec des matériaux provenant de différentes régions du Vietnam. Le toit et le péristyle de ce gros cube de béton sont censés évoquer une maison commune traditionnelle, ou encore une fleur de lotus. Dans l’enceinte du bâtiment, la frêle dépouille de Hô Chi Minh repose dans un sarcophage de verre. Le monument est fermé au public deux mois par an, pendant lesquels le corps embaumé est envoyé en Russie pour y subir des soins conservatoires. La file d’attente (rapide) s’étend généralement sur plusieurs centaines de mètres avant l’entrée du mausolée. À l’intérieur, suivez le rythme et avancez assez rapidement. Des gardes en uniforme blanc, postés tous les cinq pas, participent de la solennité des lieux. Notez que les personnes en short, débardeur ou autre vêtement du genre se voient refuser l’entrée. Une attitude respectueuse est en outre exigée à tout moment; ne parlez pas et ne mettez pas les mains dans les poches. Vous devrez laisser vos affaires (y compris sac, appareil photo et téléphone mobile) à l’entrée et ôter votre couvre-chef dans le mausolée. Enfin, il est strictement interdit de prendre des photos à l’intérieur. Il est intéressant d’observer les réactions des visiteurs, vietnamiens pour la plupart : ils montrent généralement un profond respect pour Hô Chi Minh, honoré tant pour avoir libéré le pays du colonialisme que pour ses prises de position. Ce point de vue est renforcé par le système éducatif, qui vante les hauts faits et les talents du libérateur. Avec un peu de chance, vous assisterez à la relève de la garde, en grande pompe, devant le mausolée.
Cette célèbre pagode, qui se dresse entre le mausolée et le musée, a originellement été édifiée par l’empereur Ly Thai Tông, qui régna de 1028 à 1054. Selon les annales, l’empereur, affligé de ne pas avoir de descendance, rêva que Quan Thế Âm Bồ Tát, déesse de la Miséricorde, lui tendait un enfant mâle. Peu après, Ly Thai Tông épousa une jeune paysanne, qui lui donna un fils. En témoignage de sa gratitude, il fit ériger cette pagode en 1049. Tout en bois, elle repose sur un unique pilier de pierre, dans un bassin, et représente une fleur de lotus, symbole de pureté, émergeant d’une mer de chagrin. Détruite en 1954 par les Français, avant qu’ils n’abandonnent la ville, elle a été reconstruite par le nouveau gouvernement.
Temple de la littérature
À 2 km à l’ouest du lac Hoan Kiem, le temple de la Littérature, vaste ensemble formé de jardins, de 5 cours intérieures successives et de pavillons, est un rare exemple d’architecture traditionnelle vietnamienne bien conservée. Édifié en 1070 par l’empereur Ly Thanh Tông, il fut dédié à Confucius (Khong Tu) afin d’honorer les lettrés et les grands écrivains. Ici fut inaugurée, en 1076, la première université du Vietnam, destinée à l’époque à l’instruction des fils de familles nobles. Après 1442, elle devint plus égalitaire en acceptant tous les étudiants méritants de la nation, qui venaient ainsi à Hanoi étudier les principes du confucianisme, la littérature et la poésie. En 1484, empereur Lê Thanh Tộng ordonna l’édification de stèles portant les noms, lieux de naissance et hauts faits des lauréats du doctorat : 82 d’entre elles sont parvenues jusqu’à nous. L’imposant portique à plusieurs linteaux qui marque l’entrée principale (dans Pho Quoc Tu Giam), à l’extrémité sud du temple, est précédé d’une plaque ancienne stipulant que les visiteurs doivent descendre de cheval avant d’entrer. partir de là, des sentiers conduisent, à travers des jardins structurés, jusqu’au pavillon Khue Van, édifié en 1802. Derrière apparaît le vaste bassin carré, appelé puits de la Clarté céleste. Les 82 stèles, véritables joyaux du temple, sont alignées de part et d’autre de la troisième cour; chacune d’elles repose sur une tortue de pierre. L’aile nord de cette cour est surplom- bée par une petite pagode qui abrite une majestueuse statue de Confucius entouré de quatre de ses disciples.
Musée d’Ethnographies
Cooking classe au Village des legumes Thuy Linh
Galerie
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